, Imad Lifa

« Far West » sur le marché des géotextiles

Difficultés d’approvisionnement, crise énergétique et hausse du prix des matières premières, guerres et failites bancaires ont aussi clairement affecté le marché des matériaux de construction, incluant les géosynthétiques. Durant cette période grandement agitée, il est tentant d’interpréter les critères de qualité de manière plus large et de profiter de prix prétendument avantageux.

L’utilisation de matériaux de qualité inférieure se fait toujours au détriment de la sécurité, et entraîne à long terme des rénovations complexes et des coûts supplémentaires. On le sait depuis le boom de la construction des années 70. Le secteur a tiré les leçons de ces erreurs et a établi des normes et des critères de qualité contraignants. 

L’association suisse pour les géosynthétiques (SVG) joue un rôle moteur sur le marché des géosynthétiques. Fabricants, planificateurs, entreprises de construction et maîtres d’ouvrage se sont regroupés au sein de cette association, afin de définir des critères de qualité contraignants et d’en assurer le respect. 

Tous les géosynthétiques répertoriés dans le registre avec leurs données de performance pour les fonctions de séparation et de filtration (conformément à la norme suisse VSS 70241) sont soumis à des contrôles effectués par la SVG dans un laboratoire agréé. La norme suisse SNR-670245-NA défini que l’on peut renoncer aux contrôles sur le chantier si les géotextiles font l'objet d'une surveillance externe. Les géosynthétiques répertoriés sur le registre de la SVG répondent à cette directive. Ainsi, ces produits ne nécessitent plus les contrôles fastidieux imposés sur les chantiers.

Il existe donc de bonnes raisons de mentionner dès le stade de l’appel d’offres, que seuls les géosynthétiques contrôlés et répertoriés dans le registre de la SVG sont acceptés. Ce registre est téléchargeable gratuitement sur le site www.geotex.ch.